info@assistas.ca | 1 (888) 696-1023

La prévention aurait pu faire une différence – Un cas vécu

par Martin Brazeau le mars 16, 2010

Une dame de 76 ans nous contacte pour envisager le retour à la maison de son mari. Voici l’histoire d’une hospitalisation qui aurait facilement pu être évitée.

L’homme de 80 ans est atteint d’un cancer depuis plusieurs années et vit toujours à la maison avec sa conjointe. Sa femme contacte le CLSC de son quartier pour savoir si de l’aide est disponible pour l’assister dans le maintien de son mari à la maison, car elle ne se sent plus capable de répondre correctement aux besoins de base de celui-ci. La réponse du CLSC est claire: “Votre mari marche et fonctionne quasi-normalement à la maison. Il n’est donc pas admissible aux services que nous offrons.” Elle se retrouve donc seule, à 76 ans, à s’occuper à la fois de son mari de plus en plus malade, de la maison, et tout ce que la vie quotidienne comporte comme obligations et routines.

Trois semaines passent et l’inévitable se produit: le conjoint souffre de déshydratation, est sous-alimenté et des problèmes cutanés surviennent. L’ambulance est appelée et son admission à l’hôpital est immédiate. Quelques jours à l’urgence sont nécessaires afin de stabiliser son état de santé.

Deux mois plus tard, Monsieur séjourne encore à l’hôpital et son retour n’est toujours pas planifié. Son état de santé s’est pourtant grandement amélioré mais il demeure précaire pour envisager un retour à la maison.

Après plus de 45 années de mariage, la séparation du couple est difficile à vivre. Madame ne conduisant pas, elle n’a pu rendre visite à son mari que deux fois depuis son hopitalisation. Elle réclame au médecin le retour de son mari, mais reste dans l’incertitude: reviendra-t-il un jour?

Relater cette histoire n’a pas pour objectif de faire le procès du CLSC, mais bien de démontrer que l’aide à domicile aurait pu permettre à cet homme de demeurer simplement à la maison. Ce soutien est disponible par l’entremise de l’entreprise privée, mais peu la connaissent et s’ils y pensent, ils chassent cette idée en pensant que ce n’est pas dans leurs moyens (voir ici les implications financières de l’aide à domicile). Qu’aurait pu apporter au couple cette aide à domicile?

  • Une aide aux repas, évitant la sous-alimentation et la déshydratation du conjoint;
  • Une aide à l’hygiène corporelle, évitant les problèmes de peau;
  • et par ricochet, ces aides aurait pu retarder, voire éviter l’épisode aux urgences et l’hospitalisation.

Du même coup, le réseau de la santé se serait également trouvé bénéficiaire de cette situation: une personne de moins aux urgences et un lit libéré.

Aujourd’hui, cette dame vit sans son mari. Et lui vit seul les derniers mois de sa vie, à l’hôpital.

Excédée de cette situation, la dame souhaite ardemment le retour à la maison de son conjoint. Assistas l’aide présentement à planifier des services d’aide à domicile afin de l’accompagner dans son rôle d’aidante naturelle.

{ 0 comments… ajoutez-en un maintenant }

Ajoutez un commentaire

Vous pouvez utiliser des attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Previous post: Financer aisément ses vieux jours à la maison

Next post: Quitter sa maison, un choix difficile